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Stéphanie
 

Salut à toutes et à tous!

J'ai découvert le site d'endosuisse il y a déjà quelque temps. J'y ai parcouru les témoignages, sans toutefois avoir le courage d'exposer mon problème. Maintenant, je me sens prête à partager tout cela. Alors par ces quelques lignes, je vous explique mon combat qui dure depuis plus de quatre ans :

Je m'appelle Stéphanie, j'ai 29 ans et suis mariée depuis 5 ans. Tout a plutôt bien commencé. En effet, en septembre 2000, mon mari et moi-même avons décidé d'avoir un enfant. Alors, comme la plupart des gens, j'ai arrêté la pilule. Les mois ont passé … et toujours rien. Pas d'affolement, je savais bien qu'il fallait au moins laisser passer une année. Nous voilà maintenant en février 2002. Je décide d'aller consulter mon gynécologue. Ce dernier propose à Jérôme (mon mari) d'effectuer un spermogramme. La chose fut faite une semaine plus tard. Je me suis rendue à nouveau chez mon gynéco pour les résultats. Malheureusement, le spermogramme n'était pas bon. A part ça, mon gynéco ne m'a pas vraiment expliqué ce qu'il se passait et il faut le dire, complètement abasourdie par ses explications, je n'ai pas bien compris et je n'avais jamais pensé avec un quelconque problème. Comme quoi, cela n'arrive pas qu'aux autres.

Bref, après tout cela, j'ai décidé de changer de médecin car il me proposait d'attendre à nouveau une année, voire plus avant d'entreprendre quoi que ce soit, je n'avais pas vraiment envie d'attendre et le rapport de confiance s'est éteint. Alors, je me suis rendue chez une gynéco en avril 2002. Elle était très sympa et il me semblait qu'elle prenait à cœur le problème. Mon mari est allé voir le Dr. Lucas qui lui a prescrit un traitement pour le problème qu'il avait : une infection à la prostate qui endommageait les spermatozoïdes. Des antibiotiques pendant plus d'un mois et plusieurs spermogrammes ont été nécessaires, sans qu'ils soient véritablement bons. En ce qui me concerne, j'ai pu expliqué à ma gynéco que je souffrais d'horribles douleurs lors de mes règles et que j'avais bien de la peine à les supporter. Après quelques examens, elle m'a confirmé que tout allait bien. A ce moment-là, nous avons décidé de commencer un traitement de prise de médicaments sous forme de comprimé pour stimuler l'ovulation, chose faite pendant trois mois, sans succès!!!

Nous sommes maintenant en été 2002 et après ces échecs, elle me propose d'effectuer des inséminations artificielles auprès du Centre Medixy à Lausanne. J'ai bien entendu accepté immédiatement cette option. J'ai effectué ma première insémination en août 2002, sans succès, une seconde en octobre de la même année et toujours rien. Suite à cette dernière, j'ai constaté que mes douleurs augmentaient sans cesse. Après un contrôle en automne, il s'est avéré qu'un kyste sur l'ovaire gauche provoquait ces douleurs. Il fallait donc opérer, j'ai effectué une première laparoscopie en février 2003. Juste après l'intervention, ma gynéco est venue me voir et m'a dit dans les termes les plus simples "Madame, vous avez de l'endométriose (…) c'est un grand obstacle pour avoir un enfant" et elle en rajoutait. Moi je n'ai pas vraiment compris se qui m'arrivait.

Ensuite de quoi j'ai, pendant trois mois, été mise sous ménopause artificielle. Les effets secondaires sont apparus au deuxième mois, bouffées de chaleur et insomnies. Après mûre réflexion et discussion avec Jérôme, j'ai décidé à nouveau de changer de gynéco. Ce nouveau médecin n'a pas été mieux que ma gynéco, j'ai effectué avec lui deux nouvelles inséminations, toujours en parallèle avec le Centre Medixy. Ce gynéco voulait impérativement qu'une troisième insémination se fasse alors que j'avais environ 15 à 18 ovules … le Centre Medixy m'a mise en garde des risques que cela pouvait provoquer, j'ai donc décidé de ne pas effectuer cette troisième insémination. Nous sommes maintenant en été 2003 et j'ai décidé de poursuivre mon combat directement avec le Centre Medixy, auprès du Dr. Chardonnens. Je n'ai pas pu effectuer d'autres inséminations car un nouveau kyste est apparu sur mon ovaire gauche. J'ai laissé donc quelques mois passer et j'ai à nouveau dû me faire opérer en mars 2004. Entre ce laps de temps, je ne vous dis pas les douleurs et le désespoir. Dès lors que mon endo ne faisait qu'augmenter, l'intervention devait se faire soit en laparoscopie, voire au pire laparotomie. J'ai eu de la chance, car au réveil, une simple laparoscopie avait été faite. De mon ovaire gauche, il ne reste plus que la moitié et mon endo se trouvait un peu partout. J'ai à nouveau eu droit à trois mois de ménopause.

Cet été et après de longues discussions avec mon gynéco et mon mari, il a été décidé d'effectuer une FIVE. J'ai commencé mon traitement au mois de juin 2004. Je n'ai pas pu l'effectuer jusqu'au bout. Un seul ovule avait montré le bout de son nez, donc j'ai fait une insémination pour ne pas perdre les piqûres, les médicaments, etc. Malheureusement, elle n'a pas fonctionné. Après tout cela, j'ai décidé de faire une pause de quelques mois en prenant la pilule en continu pour me protéger au mieux de mon endo. En effet, Jérôme passait ses examens de brevet … alors je ne voulais pas le stresser et il fallait qu'on soit deux pour effectuer un nouveau traitement. En même temps, je me suis rendue chez un kinésiologue qui m'a été conseillé et auprès de qui j'ai pu retrouver espoir et aide. Examen terminé et réussi (!!!), j'ai commencé un nouveau traitement pour faire une FIVE en octobre. Pas de chance, cette fois, deux ovules seulement ont évolué, donc pas de FIVE et une insémination …. sans succès. Maintenant, je suis à nouveau en pause pour trois mois au minimum sans prendre aucun médicament, au risque que mon endo revienne à grand pas, mais c'est le seul moyen de laisser mon corps se remettre à fonctionner normalement. Car j'ai en plus le problème de mon hypophyse qui ne fonctionne plus très bien … alors j'attends d'avoir un cycle normal sans artifice!!!

Voilà, en gros je crois que j'ai expliqué ce qui nous arrive à mon mari et moi, il y a eu tellement de choses qu'il me faudrait des pages entières pour m'exprimer …

Mais il faut dire que j'ai beaucoup de chance dans mon malheur, ma famille, mes amis et proches me soutiennent énormément et l'espoir d'être maman un jour existe et j'y crois!!!

Merci de m'avoir lue.

Stéphanie