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Le Groupe Endométriosis Suisse soutient les femmes qui vivent avec l'endométriose. Notre but est de fournir des informations et un soutien afin d'améliorer la compréhension et la prise en charge médicale de cette maladie.

Yasmina

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Après de longs mois, finalement, de longues années, la dernière opération, est enfin agendée...

J'ai 28 ans, je suis mariée. J'ai toujours su que je voulais que ma vie soit remplie d'enfants. J'ai construit ma vie de femme, je suis devenue une amie, une amante, une épouse, et j'ai fait de mon mieux pour préserver tout ce que mon coeur et mon corps pouvait offrir. Mais un monstre est venu envahir cet univers. Ce mal a rongé mes rêves, a emporté mes souhaits tant de fois, il a fait des trous dans mon corps, et à blessé mon âme.

ENDOMETRIOSE...

Je l'ai laissé faire, encore, et encore, en poursuivant un rêve, celui que toute femme est en droit de poursuivre...et puis il m'a fallu me diriger vers les médecins, spécialistes du corps si précieux de la femme, du corps si complexe, si entier. Et c'est en sécurité, que nous avons commencé un parcours de procréation médicalement assistée. Notre désir étant de fonder une famille, en toute sécurité. Mais le monstre continuait sa route, et ses sournoiseries. Après avoir subi plus de 5 opérations en moins d'une année, en connaissant les risques que je prenais pour mon appareil digestif, mes reins, après avoir enlevé un ovaire, une trompe, et creusé, brûlé, pour traquer ce mal, il me fallait prendre une décision.

J'ai choisi, même si ça fait mal, même si c'est injuste, même si je ne suis pas comprise. Choisi de faire face, les yeux dans les yeux, avec ce monstre, et de lui arracher son coeur avant qu'il ne m'arrache le mien, j'ai choisi l'hystérectomie avec annexes. Parce que je ne me sentais plus en sécurité dans ce parcours, parce que j'ai laissé trop longtemps ce mal jouer avec ce que j'ai de plus précieux ; mon corps de femme, et les rêves qu'il contient. Je ne veux pas perdre mes rêves, et je veux rester une épouse, une amie, une amante, et pour cela, je ne dois pas me perdre, me laisser aigrir par les dégâts de cette maladie. Je ne renonce pas à devenir une mère, mais je renonce à détruire ce qui me permettra d'en être une, une vraie mère, épanouie, et heureuse.

Pour avoir droit à ce choix, il m'a fallu vivre un autre combat, pour obtenir l'accord du corps médical. J'espère de toutes mes forces que nos médecins, continuerons à garder ces qualités humaines dont nous avons tant besoin, à la portée de cette science merveilleuse qu'est la médecine...

Yasmina

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