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Le Groupe Endométriosis Suisse soutient les femmes qui vivent avec l'endométriose. Notre but est de fournir des informations et un soutien afin d'améliorer la compréhension et la prise en charge médicale de cette maladie.

Morgane

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Bonjour,

Je vous fais parvenir mon témoignage ci-après concernant mon expérience avec cette maladie. Mon mari et moi avons souhaité un enfant dès fin 2007. Début 2009, toujours rien et contrôle chez le gynéco. Celui-ci me balance – il n’y a pas d’autres mots – que je suis atteinte d’une maladie au nom barbare et méconnu : l’endométriose. En 5’, il m’a « expliqué » de quoi il s’agit et pris rendez-vous chez un autre médecin pour pratiquer une intervention chirurgicale au nom tout aussi barbare et méconnu : la laparoscopie. Je suis sortie de là complètement choquée sans même avoir retenu le nom de la maladie…

C’est sur internet que je me renseigne et comprends de quoi je suis atteinte. Un mois plus tard opération à Lausanne. Je sortirai de l’hôpital le jour même (après une narcose totale) sans même avoir revu le médecin qui m’a opérée, et après avoir dû demander qu’on me fournisse au moins de quoi changer mes pansements et calmer les douleurs. 15 jours plus tard, mon gynéco traitant m’enlève les fils, s’attarde 30 secondes sur les résultats de l’opération, me dit qu’un traitement au decapeptyl est nécessaire et me renvoie chez moi.

Je sors de là en pleurs mais je serre les dents. 2 mois et quelques injections de Deca plus tard, retour chez mon médecin qui me propose en 20 secondes une stimulation aux hormones pour tenter de tomber enceinte, puis se lève et me fait gentiment comprendre que j’ai épuise mon quota de temps pour la séance. J’ai eu l’impression d’être une jument de reproduction qu’on opère, qu’on met en ménopause avant de lui injecter des hormones. Après discussion avec mon mari, nous avons décidé de prendre un deuxième avis, j’ai trouvé le nom d’un spécialiste à Lausanne et rendez-vous a été pris.

Ce fut un tournant dans la maladie. Ce médecin nous a écoutés et rassurés pendant 45’ lors de notre première rencontre. Il avait une approche beaucoup plus « naturelle », étant d’avis qu’il ne faut pas surcharger le corps de la femme d’hormones et laisser sa chance à la nature. Les nouvelles étaient mauvaises. La maladie n’avait pas réagi au traitement et on peut se demander si la première opération n’avait pas été bâclée. Une nouvelle opération s’avérait nécessaire. La vessie étant touchée, il y aurait lieu de faire une semaine d’hôpital avec une sonde. Je suis donc repassée sur le billard 5 mois après ma première laparo, mais cette fois-ci dans de meilleures conditions grâce à ma couverture demi-privée.

Cette intervention a été délicate et compliquée et j’ai mis plus de 6 semaines à m’en remettre totalement et trois mois avant d’avoir à nouveau mes règles. Nous avons ensuite passé par la période des rapports dirigés avec stimulation de l’ovulation durant 6 mois. Je me rendais tous les mois à lausanne pour vérifier que de nouveaux foyers d’endométriose n’apparaissaient pas. Fin août mauvaise nouvelle, l’ovaire gauche a rechuté, il faut l’enlever. Le 20 septembre ovariectomie et 4 jours d’hôpital. Après cette troisième opération en dix-huit mois, nous sommes partis en vacances en octobre une semaine pour faire le point. Je ne me voyais pas continuer de la sorte et mon mari et moi avons commencé à envisager plus sereinement une vie sans enfants et même à faire des projets en ce sens.

Début novembre, j’ai eu un peu de retard et j’ai fait un test de grossesse sans vraiment y croire…. Positif…. Confirmé à la prise de sang. Je suis enceinte de plus de trois mois et tout se passe bien jusqu’ici.

Noubliez pas ! Parler avec vos proches de l'Endométriose permet de mieux comprendre la maladie