Un
parcours jusqu'à l'hystérectomie, pour renaître
sans la douleur
Aujourd’hui,
je ne regrette absolument pas cette intervention, parce que je
sais qu’elle a été bénéfique
pour moi, même si la décision a été
difficile à prendre. L’adénomyose ne pouvait
pas se soigner, et trop d’organes étaient atteints.
J'avais un enfant, pas de désirs apparents et évidents
d'autre grossesse....
Après
2 laparotomies pour endométriose récidivante, les
douleurs étaient revenues plus tenaces et violentes que
les fois précédentes. Mon gynécologue m’a
alors demandé d’effectuer toute une série
d’examens afin de s’assurer que la douleur n’avait
pas une autre origine, digestive entre autres.
Les
différentes échographies pelviennes, ou sur l’arbre
urinaire ne montraient rien de précis. L ‘IRM n’a
rien révélé sinon un tout petit kyste sur
l’ovaire. Les antalgiques de type classique ne suffisaient
plus, le médecin m’a alors prescrit des dérivés
morphiniques. Ces médicaments s’ils soulageaient
momentanément la douleur me laissaient dans un état
assez léthargique.
Après
un long interrogatoire, il fut décidé que la morphine
me serait prescrite… en attendant. Cela m’a permis
de souffler un peu. Entre temps, je voyais le gynécologue,
et les examens se succédaient. Jusqu’au moment où
la marche est devenue quasi impossible. Mon médecin gynécologue
me connaissait, et savait que la douleur avait une origine bien
réelle. On augmentait sous contrôle médical
les doses morphiniques, on passait aux injections (extrêmement
douloureuses) (Nubain) mais il n’y avait pas d’autres
solutions. Et puis mon gynéco a commencé à
me parler d’une ovariectomie…puis d'une hystérectomie
complète.
Le
coup fut rude, je pleurais, je ne savais plus. Il m’a laissé
le temps de laisser évoluer cette éventualité
dans ma tête… Mon mari était avec moi bien
sur, et lui, ce qu’il voulait c’est que je ne souffre
plus. On commençait à toucher là au plus
profond de mon intimité de femme.
Aujourd'hui,
après cette intervention, j'ai décidé d'aider
en créant un site, et en témoignant avec mon coeur,
mes mots qui sont les mots du vécu. Lorsqu’une femme
me parle d’hystérectomie, je lui dis toujours de
penser que c’est son corps.
Que
personne ne pourra décider à sa place, que c’est
un cheminement qu’elle doit faire dans sa tête, seule
dans un premier temps, et puis en parler avec son conjoint ou
compagnon. Le médecin c’est celui qui va effectuer
l’intervention, pas celui qui va la vivre…
Ces
organes représentent la féminité aux yeux
de tous. C’est la possibilité d’enfanter, ce
sont les règles qui prouvent que tout marche, c’est
énorme au niveau de la position « femme » dans
la société. Si elle n’est pas prête
pour cette idée et si médicalement elle peut attendre
un peu, il est préférable qu’elle se donne
un peu de temps.
L’hystérectomie
peut être une solution pour envisager une vie normale. Les
récidives existent, c’est une éventualité
à prendre en compte, mais ce sont des cas rares. Après
l’hystérectomie, quelques mois après, le médecin
met en route un traitement hormonal substitutif qui vous permettra
d’éviter les problèmes dus à la ménopause.
Il est important de trouver avec lui la solution de prise qui
vous conviendra le mieux.
Spray
nasal, Patch Comprimé Gel….Au bout de quelques mois,
on retrouve une vie normale.
Amitiés
et courage. |